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Public Vs Privé ou Hybride:Le Cloud est sensible à l’usage…


A l’instar du Cloud privé, le Cloud public devient lui aussi très sensible à l’utilisation que l’on en fait Réductions de prix en fonction de la pré réservation d’instance (RIs), rabais en fonction d’engagement d’achats[1], de volume de stockage. Pour opérer son choix, dans une approche de détermination par les coûts, il faut, au delà du coût unitaire des instances, prendre en considération, la valeur d’efficience du travail pour la gestion des infrastructures.

Quand on parle de Cloud computing, qu’il s’agisse de Cloud public ou privé, l’utilisation des ressources est la clé. Pour les Cloud privés, les ressources sont en générale achetées en volume et plus ou moins bien gérées avec des outils de capacity planning. Le Cloud public ne requiert pas autant de planification de capacité que le Cloud privé, mais il n’en demeure pas moins sensible aux ratio d’utilisation.

En effet, si 10 instances sont réservées (RIs) à un coût de 100 $, mais que seules 5 de ces instances sont utilisées, alors le coût unitaire de chaque instance sera de 20$. Et chaque instance réservée mais non utilisée coûtera donc le double.

En fait, les Clouds privés, opérés et managés par les entreprises peuvent s’avérer moins chers que le Cloud public. Le prix à battre est de 25 dollars/VM/mois à 100% d’utilisation. Si le coût de gestion d’un stack entier est inférieur à ce pallié, même à y rajouter les coûts de gestion, il sera toujours plus intéressant d'opérer un Cloud privé.

Mais si les entreprises ne parviennent pas à obtenir un rendement de travail de 300 VM /ingénieur, elles auront peu de chance d’êtres plus compétitives qu’elles ne l’auraient été avec un Cloud public. Pour battre ce ratio, les entreprises doivent déterminer leurs facteurs d’utilisation du Cloud privé et surtout les forces et faiblesses de leurs ressources humaines pour le gérer.

Pour déterminer la valeur d’un Cloud privé vs Cloud public ou hybride, on peut se référer à 3 systèmes d’évaluation

  1. La valeur du coût direct : c'est-à-dire la capacité à réduire les coûts unitaires via l’utilisation du service.

  2. La valeur de travail (ou l'efficience) c’est à dire la réduction des efforts de gestion humaine via l’utilisation du service permettant de réduire le coût total des dépenses d’exploitation (OPEX)

  3. La valeur de revenus ou la capacité à améliorer son CA grâce à l’utilisation du service.

Le Cloud public offre cependant une indéniable scalabilité en cas de pic de charge, pour le déploiement rapide d’instances (VM), sans nécessité de ressources humaines dédiées.

Les faibles coûts associés à la flexibilité du Cloud public font leurs preuves dès lors que l’on peut utiliser des stacks hybrides offrant une capacité dédiée en privé et la possibilité d’exploiter le Cloud public pour des charges spécifiques.

Toujours en fonction de cette valeur de revenu (3), les Clouds hybrides sont susceptibles de dégager le plus de rentabilité à moyen long terme, pour peu que l’on s’engage sur du développement et de la différentiation de services.

Les modèles Build -Operate -Transfer des fournisseurs open source trouvent leurs légitimité dès lors qu’il s’agit implémenter, de sécuriser et/ou d’ opérer des Cloud privés, avec la possibilité pour le client quand il le souhaite de reprendre la main sur son infrastructure pour de nouveaux développements (Transfer)

Cloud Public à la demande Vs Cloud Privé managé

Le tableau ci-dessous montre les avantages du Cloud Public vs Cloud Privé en fonction du nombre de VM gérés par les ingénieurs et du taux effectif d’utilisation des VMs. Le bloc en vert montre les économies nettes réalisées sur un Cloud public, et le bloc en rouge les économies de coût. Le bloc en blanc détermine le seuil de rentabilité. Ainsi, un cloud privé utilisé à un taux important (±90%) et très bien géré (~250 VM/ingénieur), permet de réduire les coûts unitaires de chaque ressources

Le tableau ci-dessus présente un cas d’étude entre Cloud public et Cloud privé en fonction des coûts de VMs et de l’efficience du travail. Avec un coût de 20$/VM et une efficience de travail de 500 :1, le TCO sera bien meilleur sur un cloud privé. A l’inverse, si les coût de VMs sont supérieurs à $30, et ce pour une efficience allant jusqu’à 1000 :1, le TCO du Cloud public sera imbattable.

De l’importance d’analyser l’efficience du travail dans le choix d’une infrastructure de Cloud

Si par exemple, les plateformes Cloud open source sont moins coûteuses à déployer (±14€/VM/mois) que les systèmes Cloud propriétaires (±22 €/VM/mois), elles sont en revanche plus difficiles à manager (1 ingénieur pour 250 machines, contre 1 ingénieur pour 500 machines en propriétaire). L’efficience est donc plus coûteuse que pour un Cloud propriétaire.

Par ailleurs, même avec une efficience de 300 :1, le Cloud public est plus rentable.

La question n’est donc pas tant de savoir s’il l’on doit choisir entre Cloud public, privé ou hybride, mais bien de comparer les modèles tarifaires des CSPs, incluant les variables de négociation, de remise, de ristourne sur les instances utilisées ou non… et de bien y intégrer les coûts de gestion et les valeurs d’efficience (coût du travail).

Les Clouds partiellement managés (hybrides) peuvent ainsi offrir un bon compromis pour atteindre le seuil de rentabilité, de même que le modèle -Build Operate transfer- dès lors que l’entreprise dispose d’une équipe spécialisée dans la gestion du Cloud et qu’elle est prête à investir dans le développement ou la différentiation de services au niveau infrastructure.

[1] Certaines remises sont calculées sur le volume (utilisation du volume de stockage) ou sur les licences. Sur un modèle de RIs chez AWS et Azure, une entreprise peut économiser jusqu’à 50% des ressources achetées à l’avance et les comptabiliser en immobilisations.

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